La saison prochaine, la VUB et le KVS unissent leurs forces

« Ensemble en quête de nouveaux liens à une époque complexe. »

À partir de septembre 2017, la Vrije Universiteit Brussel (l’université libre de Bruxelles néerlandophone) et le Koninklijk Vlaams Schouwburg (le théâtre municipal néerlandophone de Bruxelles) unissent leurs forces. Cette collaboration est le fruit de préoccupations partagées et de l’ambition d’assumer ses responsabilités : la nécessité de nouer des liens s’accroît dans notre société toujours plus diverse. Avec un esprit inclusif, les institutions veulent apporter une réponse à ceux qui divisent la ville. La culture et l’enseignement sont d’excellents outils pour évoluer vers plus d’égalité et plus d’implications de tous les citoyens.

Caroline Pauwels (rectrice de la VUB) et Michael De Cock (directeur artistique du KVS) partagent une vision de l’art et de l’enseignement et veulent tous les deux prendre leurs responsabilités pour contribuer, à partir des deux disciplines, à la construction de la société. En tant que représentants d’Institutions flamandes à Bruxelles, ils souhaitent encourager, avec d’autres, les liens entre citoyens. De nouvelles collaborations génèrent de nouvelles idées. De Cock : « En ces temps complexes, de nouvelles collaborations stimulantes peuvent favoriser les liens et la réflexion. Ils offrent de l’approfondissement et un contrepoids en temps de leurre et de populisme. »

La VUB et le KVS travaillent tous deux dans le même contexte urbain : une ville multicolore et plurilingue, en mutation perpétuelle. Cela va de pair avec de très nombreux défis sociaux. Pauwels et De Cock souhaitent participer, avec d’autres, à la recherche de réponses. Le KVS s’y attelle déjà. Il envoie des artistes et des dramaturges à la rencontre de la ville pour l’écouter vivre et en ramener des éléments au théâtre. La VUB inaugure depuis deux ans déjà son année académique au cœur de la ville et a lancé un projet d’accompagnement d’élèves de secondaire par des étudiants de l’université.

L’université doit aussi aller plus à la rencontre de la ville, estime Pauwels. « Nous voulons aller à la rencontre de la ville pour briser les murs entre les gens. La ville est un laboratoire vivant dans lequel la science peut s’engager pour la société. Les étudiants doivent aller à la rencontre de la ville pour atteindre, changer et mettre en mouvement. »

L’ambition est de composer ensemble un programme partagé et provocant, avec des intervenants et des performeurs qui enthousiasment les gens et s’adressent à des visiteurs aux origines, conditions et antécédents divers et variés : avec papier, sans papiers, jeune, moins jeune, étudiant… Artistes, universitaires et citoyens prendront la parole autour de la résistance, le genre et la décolonisation. Le lancement de cette collaboration aura lieu lors de l’inauguration de l’année académique qui se déroulera au KVS et à laquelle tout un chacun sera invité. Le premier événement s’intitulera Mindblowers : une soirée lors de laquelle les nouveaux visiteurs se verront proposer des idées nouvelles et excitantes.