Sachli Gholamalizad

Sachli Gholamalizad (°Anzali (Iran), 1982) crée (Not) my paradise. KVS produit également son premier spectacle A reason to talk en français au Théâtre National.

Qui était ton héros dans ton enfance ?

Je ne crois pas que je pensais à des héros en dehors de ma famille quand j’étais petite. Je n’ai quasiment aucun souvenir de ça. Je voudrais dire ma mère, mais franchement, je n’en sais rien. Peut-être plutôt mon père.  

Quelle profession voulais-tu exercer plus tard quand tu étais enfant ?

Actrice, voilà ce que je deviendrais. Je l’ai su à 10 ans déjà, c’était une certitude. Je n’ai commencé à douter que lorsque j’étais à l’école de théâtre, pour de bon : je sentais que dans ma passion, il y avait plus que seulement ‘jouer’. Cela m’a déstabilisée sur le moment, heureusement j’ai compris par la suite qu’il ne s’agissait pas de choisir, mais de combiner. C’est du moins le choix que j’ai fait dans ma vie. 

Je ne peux pas choisir entre mes nombreuses passions. Je choisis de tout faire dans la vie. Ou beaucoup en tout cas. 

Quel est ton moment inoubliable sur scène ?

A reason to talk a été pour moi une expérience inoubliable, à beaucoup de moments. Le spectacle exige une telle concentration, tant de ma part que des spectateurs, que j’ai souvent le sentiment que je suis dans une spirale d’énergie de type transcendantal.  Je donne peut-être l’impression de planer mais c’est tout le contraire. Je ressens et j’entends presque tout, pendant tout le spectacle. Ce qui émane de mon public aussi. Même si je lui tourne le dos et que je ne peux pas le voir. En tant qu’actrice, cela a fait de moi une personne plus riche. Et aussi vaincre la peur pour enfin oser faire mon propre spectacle, c’est en soi inoubliable.