Mesut Arslan

Le metteur en scène et créateur de théâtre Mesut Arslan grandit à Izmir. À l’âge de vingt ans, il prend l’avion pour la Belgique, tout seul. Au bout de quelques années, il se consacre au théâtre, et fonde sa propre compagnie, Anatolië Theater Groep (ATG), avec laquelle il rencontre surtout du succès auprès de la communauté turque. Lentement, il se forge un style bien à lui et évolue vers un langage visuel qui intègre la langue de manière expérimentale. Des collaborations avec des artistes plasticiens comme Lawrence Malstaf sont des éléments récurrents qui caractérisent son œuvre. Pour la compagnie t, Arsenaal Mechelen, il met en scène IJdele Dagen, le premier texte de théâtre de Fikry El Azzouzi.

ATG devient Onderhetvel. Avec cette compagnie, il crée une adaptation de Kamer en de man de l’auteur et metteur en scène flamand Eric de Volder. Parallèlement, il fonde Platform 090, un atelier et une plaque tournante de recherche, d’expérimentation, de création et de présentation d’art multidisciplinaire avec des références au Proche et au Moyen-Orient.

Pour sa première création au KVS, Mesut Arslan revient à son héros du théâtre, Eric de Volder, et s’attaque à Nachtelijk Symposium. Il travaille par ailleurs avec Michael De Cock au spectacle Kamyon.

 

Quelle profession voulais-tu exercer plus tard quand tu étais enfant ?

J’ai toujours voulu être dans le théâtre, depuis que j’ai 9 ans. Avant ça, je pensais de temps en temps vouloir devenir docteur pour sauver un jour mon père et ma mère de la fin. Mais pourquoi seulement mon père et ma mère, pourquoi je ne sauverais pas tout le monde, comme Superman? J’ai vite compris que personne ne peut être Superman et que ce n’est peut-être pas nécessaire non plus…

Qui est selon toi un héros (aujourd’hui) ?

J’ai plus foi en des gens simplement ordinaires, ce sont eux mes héros. "Menschen auf der anderen seite”, qui osent être autrement et qui ne suivent pas la tendance majoritaire. Il y a beaucoup de héros là dehors, et pour moi, ça veut dire beaucoup de beauté. 

Qu’est-ce que cela signifie pour toi de créer Nachtelijk Symposium au KVS ?

C’est passionnant! Le KVS m’a demandé de faire mes pièces ici, une nouvelle rencontre. A partir de 2017, je vais me chercher dans mes rêves et explorer mes rêves dans un Box. Le Box du KVS, pour moi, c’est l’espace idéal pour rêver. 

 

http://mesutarslan.be